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Coronavirus, quels impacts sur le secteur de l’énergie ?

L’épidémie de Coronavirus fut à l’origine du confinement de près de 4 milliards d’habitants. Si le télétravail s’est généralisé, l’activité économique mondiale s’écroula brutalement. Ce ralentissement toucha l’ensemble des secteurs économiques, impactant davantage le transport et le commerce. 

Dans cet article, nous évaluons les conséquences du Covid-19 dans le domaine de l’énergie. Quels sont les impacts sur la consommation mondiale des énergies fossiles et renouvelables ? Quels sont les effets sur les prix et sur les investissements futurs dans l’énergie ? ATOO Energie vous dit tout.

Une baisse mondiale de la consommation énergétique

Le directeur exécutif de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), Fatih Birol, a qualifié le coronavirus de « choc historique pour l’ensemble du monde de l’énergie ».  En effet, selon le rapport du marché de l’énergie du mois d’Avril, la demande des principaux combustibles a atteint son plus bas niveau historique. La consommation d’énergie aurait baissé de 25 % en moyenne pour les pays en confinement total, et de 18 % pour les zones en confinement partiel.

Cet écroulement de la demande, lié au recul mondial de l’activité économique, est d’autant plus marqué dans le secteur du transport et de l’aviation, qui représentent à eux seuls 60 % de la demande mondiale.

Le charbon et le pétrole sont les deux énergies qui ont le plus souffert de l’épidémie, avec une chute respective de 8 % et 5 % au premier trimestre. Par ailleurs, l’offre n’a pas pour autant diminué et les producteurs ont dû improviser pour stocker des millions de barils de pétrole.

Le confinement a également impacté la consommation d’électricité. Bien qu’elle ait explosée au niveau résidentiel, elle n’a pas pu compenser la diminution de la consommation électrique du secteur de l’industrie. Le ralentissement économique et la baisse de la demande ont provoqué une chute inévitable des prix du marché de gros de l’électricité

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Des prix de l'énergie au plus bas

Cette surabondance de l’offre a engendré une baisse des prix du brut de près de 70 % en moyenne en l’espace de quelques mois. Cette chute du prix du gaz et du pétrole brut s’est largement fait ressentir aux stations essences.

Aussi, afin de maintenir un équilibre entre l’offre et la demande tout en maintenant le prix du baril au niveau souhaité, plusieurs négociations ont eu lieu entre l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) et la Russie. Après de longues discussions fastidieuses, les pays producteurs ont finalement décidé de baisser la production de pétrole afin de compenser la chute de la demande.

Baisse des émissions de CO2

L’une des rares conséquences positives du ralentissement économique est sans conteste la baisse des émissions mondiales de CO2.

Sur le premier trimestre, les rejets carbonés d’origine fossiles ont diminué de 9 % par rapport à 2019. À en croire une étude publiée dans Nature Climate Change le 19 mai, les émissions de CO2 devraient diminuer d’environ 4 à 7 % sur l’année 2020. Ce serait la baisse annuelle la plus importante depuis la seconde guerre mondiale.

Mais l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) rappelle que nous ne sommes pas à l’abri d’un rebond soudain des émissions de CO2. En effet, cette diminution de la pollution n’est pas liée à des transformations socio-économiques structurelles profondes ou aux politiques des États. Ainsi, une reprise soudaine de l’activité économique pourrait accroître d’autant plus les rejets de CO2.

Source : l’Usine Nouvelle

Énergies renouvelables : des bénéfices controversés

La crise sanitaire a momentanément transformé le mix électrique mondial. En effet, l’effondrement de la consommation d’énergie d’origine fossile et nucléaire a largement profité aux énergies renouvelables. Une croissance qui s’explique par des faibles coûts d’exploitation et par un accès prioritaire aux réseaux d’électricité. De fait, leur part dans le mix énergétique a progressé : fin mars, les énergies renouvelables représentaient 35 % de l’approvisionnement électrique.

Pourtant, toujours selon l’AIE, la croissance des énergies renouvelables connaîtra une baisse de 13 % en 2020.

En effet, la pandémie de Covid-19 a mis à mal nombres de projets éoliens et solaires : retards inévitables de fabrication et de livraison (notamment en Chine, foyer de l’épidémie), problème de trésorerie, etc. Ajoutée à cela, la large chute des prix du pétrole et du gaz ne joue pas en faveur des énergies renouvelables, qui peinent à rester compétitives.

Ainsi, les investissements « verts » ne seront pas aussi importants que prévu cette année, et ils pourraient compromettre la transition énergétique à moyen terme. L’agence de l’énergie (AIE) souligne le fait que, même sans la crise sanitaire, les objectifs d’investissements dans les énergies vertes n’auraient pas été atteints sur 2020.

Néanmoins, la question de la transition énergétique reste plus que tout d’actualité. Alors que l’effondrement des prix du pétrole et du gaz pourraient inciter certains à freiner la prise de mesures écologiques, plusieurs experts interpellent sur la nécessité de se tourner vers les énergies « propres ».

En ces temps de crise, les sources d’énergies renouvelables ont fait preuve d’une « résistance impressionnante » et les gouvernements ont tout intérêt à accorder une place centrale à la transition énergétique. L’enjeu est de rassurer les investisseurs dans leur choix de miser dans des infrastructures liées aux énergies alternatives. Les producteurs d’énergies fossiles devront certainement revoir leur stratégie et parier davantage sur les énergies « propres », une thématique d’avenir.

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Des investissements moins importants dans les énergies fossiles

À plus grande échelle, ce sont les investissements dans les énergies fossiles qui vont en pâtir. L’arrêt inattendu de l’économie mondiale a mis en évidence les difficultés, déjà bien connues, liées à l’or noir : guerre des prix, conflits géopolitiques, problème d’approvisionnement, interdépendance, enjeux climatiques, etc.

D’après les prévisions de l’AIE, les demandes de pétrole et de charbon devraient continuer à chuter jusqu’à la fin de l’année. La consommation de gaz et de nucléaire devrait connaitre le même scénario, avec une baisse inévitable dû au ralentissement de la consommation électrique mondiale.

L’épidémie de coronavirus a permis de détecter diverses failles de notre système et le secteur de l’énergie devrait profondément changer ces prochaines années. La mondialisation et notre trop forte dépendance au pétrole vont à l’encontre d’une mobilité énergétique, tant convoitée.

Alors que les marchés pétroliers et gaziers sont grandement impactés, seules les énergies renouvelables tirent leurs épingles du jeu. Les gouvernements devront favoriser une relance verte et engager des changements structurels profonds pour piloter la transition énergétique de manière efficace.

Au-delà des chiffres inquiétants de l’économie, le Médiateur national de l’énergie craint une montée de la précarité énergétique : montée des impayés, coupures d’énergie, fin de la trêve hivernale, etc.

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